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PERDRE SON TEMPS ET CASTRATION SYMBOLIQUE:

rythme fou d'une société de compétition où des loups se battent pour survivre.

.. où la course effrénée au pouvoir et à l'argent ne respecte plus les rythmes naturels, et incite les gens à vivre dans un tourbillon insensé, car il est bien certain que chacun peut s'échapper de cette course infernale...

Alors, pourquoi G. Martineau, comme tant d'autres, a-t-il été pris dans ce piège de la vitesse sans pouvoir en sortir à temps ?

Nous sommes bien là au cour de notre réflexion sur la prédisposition au cancer.

. « Perdre son temps : ces mots qui me trottent dans la tête. Perdre son temps, c'est quelque chose qu'on ne peut plus se permettre aujourd'hui... Est-ce que j'avais le temps d'aller voir les autres ? Est-ce que j'avais du temps à perdre, lorsque je figurais dans la cohorte fébrile des bien-portants ? »

A quoi correspond donc cette « perte de temps » dont l'auteur se préserve comme d'une menace qui viendrait mettre en péril sa vie, son intégrité existentielle ?

Il apparaît que nous sommes très proches de la perte de cet objet-clef.

En effet, le temps semble venir s'inscrire comme substance vitale nécessaire à l'individu, et tient lieu, sinon d'objet d'amour, du moins d'objet d'investissement privilégié.

Autour du dieu-temps gravite la cohorte des activités journalières où tout se trouve planifié, programmé en fonction d'un horaire serré au plus près ! Pour ces personnes soumises à ce nouveau dieu des temps modernes, perdre son temps est quelque chose d'impensable, qui renvoie directement à la castration tant redoutée par le sujet.

. Artenio Loughy .. :

« L'angoisse, l'anxiété, l'insécurité fabriquent des substances psychiques cancéreuses. Le cancer n'est qu'un suicide inconscient plus fréquent dans les pays à technologie avancée et dans les centres urbains ayant un rythme de vie accélérée. » P.175

Parler ainsi du temps comme d'un monstre appelé à dévorer insatiablement chaque minute de notre vie, c'est faire retour à la mythologie grecque et à Cronos, le dieu sanguinaire.

C'est lui, Cronos, qui s'abreuvait du sang de ses enfants ! Est-il image de castration plus forte que celle qui s'offre à nous à travers ce récit mythologique ? Toutefois nous savons que la scène ne s'arrête pas là, puisqu'un fils de Cronos lui réserva le même destin que lui-même avait déjà infligé à son père Ouranos : l'émasculation.

. Le Temps (Cronos) dévore les années qui s'écoulent, et face à cette avidité castratrice les plus hardis parmi les hommes répondent par une castration en retour : enlever sa puissance au Temps lui-même, ne plus être soumis à son rythme impitoyable et retrouver la joie profonde et simple de l'homme qui « prend son temps» et règle ses activités sur une respiration qui lui est propre.

De tout temps, l'individu anxieux et fébrile s'est senti asphyxié par le temps. Ne plus avoir le temps de respirer n'est pas un aphorisme vain, et ce n'est tout de même pas un hasard si les cellules cancéreuses se développent surtout dans un organisme immobile du point de vue bioénergétiqo.

L'asphyxie cellulaire qui se présente comme un signe pathognomonique du cancer nous renvoie directement à cet état d'anoxie dans lequel nombre de personnes surmenées se débattent.

Retrouver un large mouvement respiratoire, c'est suivre paisiblement le cours de la rivière, de cette eau qui sans arrêt se renouvelle et qui s'en trouve purifiée, c'est renoncer à l'asphyxie des eaux stagnantes, laisser courir ses pensées, ses sentiments, donner libre cours à son imagination, à ses fantasmes.

Rêver est précieux, nous l'avons dit, mais rêver semble encore trop souvent être une perte de temps, et c'est bien ce que G. Martineau ressent lorsqu'il rentre chez lui, en voiture, après son hospitalisation :

« Bientôt, je vais être de ceux-là. Je vais m'intégrer à tous ces agités. Je regarde une automobiliste voisine, son regard est loin, très loin. Elle ne sait pas, elle ignorera toujours que je reviens de plus loin encore. Du monde où j'avais le temps de penser, d'imaginer. »

Pour déjouer le processus cancéreux, il est de toute importance de s'aérer au maximum, physiquement et psychiquement ; se désaltérer d'eau claire et d'air pur, s'ouvrir corps et esprit au ciel, aux odeurs des forêts et des champs.

Bienvenu sur notre première application nommé Eros.
Le module Eros est une bonne solution de remplacement à nos gribouillis parfois même de couleur fluo ou rouge dans nos livres qui pourtant nous sont si chère, les rendant ainsi peux partageable.
D'expérience, reformater mes notes sous forme écrite m'est bien plus porteur que de lire et même rechercher le livre ou j'y ai souligné ce que je cherche, celui-ci bien rangé « quelque part ». D'autant qu'il existe pléthore de crayon scanner qui font cela très bien pour nous.


Cette application a été développée en Oxygene pour dot net 4.0 en tant que module de NorpaNetl sous l'excellente base de données FirebirdSQL 2.5.2 par Tetrasys


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