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Guérison et psychologie féminine:

Si quelqu'un atteint le point zéro où la vie ne signifie plus rien, alors, dit le conte de La Jeune Fille sans mains, qu'il retourne complètement à la nature.

Il est fréquent d'entendre, en particulier des femmes, dire que la seule façon pour elles de jouir un peu de la vie et de ne pas être accablées par leurs difficultés, est de faire de longues promenades solitaires dans les bois ou de s'asseoir au soleil. C'est là une tendance saine, car, dans de tels cas, il semble que seule la nature dans sa beauté et son essence virginale ait le pouvoir de guérir.

Les femmes ont souvent une relation positive très profonde avec la nature ; le contact avec les animaux peut aussi être très bénéfique. P.157

L'intervention divine semble bien faire partie intégrante de l'histoire et, par conséquent, être significative. ... En pratique cela signifie que seule une expérience "religieuse" directe peut tirer cette femme de difficulté : la solitude et l'introversion profonde dans lesquelles elle est plongée et qui, d'un point de vue extérieur et superficiel, pourraient s'interpréter en termes de régression et de maladie mentale sont en fait la condition d'une rencontre avec la vérité intérieure, figurée par l'ange.

Le conte nous montre que la seule manière pour cette femme de guérir sa profonde dissociation et la blessure dont elle souffre est de les transcender. Les normes collectives ne lui servent à rien dans ce cas, car ce serait la ramener à une « normalité » moyenne qui, ne correspondant pas à sa nature, lui serait nuisible.

C'est pourquoi l'héroïne doit nécessairement quitter la société jusqu'à ce qu'elle ait trouvé sa propre vérité. Ce n'est que lorsque celle-ci sera assurée qu'elle pourra retourner à la vie extérieure sans risquer de perdre son identité.

Tout se passe comme si la guérison naissait de l'inconscient lorsqu'au plus profond de la solitude et de la tristesse elle se tourne totalement vers lui ; c'est à ce suprême instant que ses mains lui sont rendues .

Dans de nombreuses variantes, les mains guérissent lorsque la jeune femme enlace un arbre de ses bras, c'est-à-dire sous l'effet d'un processus de croissance intérieure naturelle. (Nous retrouvons l'arbre que le père était prêt à sacrifier.)

Il existe dans la psyché un processus naturel de croissance, de maturation et de transformation. Pour quelqu'un, qui s'efforce de se comporter selon les normes, attendre et laisser advenir, est parfois ce qu'il y a de plus difficile.

Tout en étant un processus naturel de développement, le processus d'individuation s'accompagne toujours d'une suite d'actes conscients. L'arbre ne représente P.159 que l'aspect naturel et spontané du processus. Et il existe en effet des situations où la patience et la non-intervention sont la condition de la guérison.

Dans la version russe, son état de mutilation et d'incapacité rend nécessaire l'intervention divine (pour sauver son enfant).

Tout ce que l'on peut faire dans ces cas, c'est aider ces personnes à avoir la meilleure attitude possible, mais seul un miracle peut guérir la blessure et faire en sorte que la femme soit capable de tendre les bras quand les eaux de la vie lui apportent la guérison.

Du point de vue de la femme, celle qui a vécu une expérience semblable à celle du conte a été privée de cette phase de vie extérieure dont la femme possédant un complexe mère positif aurait pu profiter. Ayant dû faire le tour du monde pour trouver la vie, elle en aura découvert les P.161 richesses et la signification totale, sacrée. Pour elle, le simple fait de vivre est une expérience d'illumination.

Le Roi et la reine se reconnaissent, se retrouvent... Lors de cette rencontre ils sont en harmonie de sentiment et d'attitude. C'est l'union des opposés. La douloureuse et mutilante passivité qui était figurée par la perte des mains s'est transformée en une discrétion consciente, aspect positif de la privation antérieure.

L'héroïne ne guérit que parce qu'elle a accepté P.167 de s'écarter de la vie collective et de demeurer seule dans les bois. Ce thème,très fréquent, semble correspondre de façon caractéristique à l'un des problèmes de la psychologie féminine.

De l'extérieur, cette retraite peut sembler une période de complète stagnation, alors qu'en réalité, il s'agit d'un temps d'initiation et d'incubation qui permet qu'une profonde dissociation psychique se répare et que des problèmes se résolvent ; de plus, la personnalité s'enrichit grâce à des expériences intérieures profondes. Ce thème fait contraste avec la quête plus active du héros masculin

Il semble donc bien y avoir une différence caractéristique entre les voies des principes masculin et féminin, la seconde étant plus passive, plus contemplative. Ceci a évidemment affaire avec les divergences entre l'animus et l'anima.

C 'est donc une régression créatrice : condamnée à la passivité elle doit retrouver la partie de son âme demeurée intouchée.

Bienvenu sur notre première application nommé Eros.
Le module Eros est une bonne solution de remplacement à nos gribouillis parfois même de couleur fluo ou rouge dans nos livres qui pourtant nous sont si chère, les rendant ainsi peux partageable.
D'expérience, reformater mes notes sous forme écrite m'est bien plus porteur que de lire et même rechercher le livre ou j'y ai souligné ce que je cherche, celui-ci bien rangé « quelque part ». D'autant qu'il existe pléthore de crayon scanner qui font cela très bien pour nous.


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