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FLECHE

À chaque processus de projection, se trouvent un « émetteur et un « récepteur ».

Le projectile est certainement un des plus vieux symbole de la projection, plus exactement la flèche magique ou le coup qui causent des dommages aux autres. L'explication, pratiquement la plus ancienne à travers le monde, de l'origine d'une maladie, est celle d'un projectile qui atteint sa cible humaine pour le bien ou pour le mal.

D'après une croyance répandue, le projectile est lancé par un dieu, un démon, un esprit, ou tout autre être mythique, ou bien encore par un être humain maléfique, et atteint des personnes ou même des animaux, en leur donnant ainsi la maladie. . Que l'émetteur de la flèche soit considéré comme un élément extérieur ou un élément intérieur, n'est pas à préciser maintenant .

Dans le judaïsme ancien, on trouve l'idée que Dieu ( le diable aussi dans le nouveau testament) ou encore des êtres humains méchants, lancent des flèches malfaisantes. Dans le Psaume 91 : « . tu ne craindras ni les terreurs de la nuit ni la flèche qui vole de jour, ni la peste qui marche dans les ténèbres, ni le fléau qui dévaste à midi. » La peste de Job fut elle-même provoquée par les foudres de Yahvé « les flèches du Puissant en moi sont plantées, mon humeur boit leur venin et les terreurs de Dieu sont en lignes contre moi »

Les paroles blessantes, méchantes, des humains sont aussi dépeintes comme des flèches. Les hommes trompeurs « se servent de leur langue comme d'un arc, afin d'en lancer des traits de mensonge.., leur langue est comme une flèche qui perce, elle ne parle que pour tromper. (Jérémie 9,3,8). « Les rusés ajustent leur flèche, parole amère, pour tirer en cachette sur l'innocent » (Psaume 64,4).

.. ces dernières citations font allusion à l'activité affective de la médisance humaine et que celle-ci est déclenchée, comme l'enseigne l'expérience pratique de la psychologie, par des projections négatives. Dès qu'une personne projette une partie de son ombre sur un autre individu elle est incitée a prononcer ce genre de paroles hargneuses. Les mots (pointes, piques) qui atteignent l'autre comme des projectiles, symbolisent le courant d'énergie psychique négative que le « projetant » dirige contre l'autre. Lorsqu'on est soi-même la cible de la projection négative d'une autre personne, on ressent souvent sa haine, presque physiquement, comme l'impact d'un projectile.

Il est plus difficile de comprendre, en relation avec la projection, le symbole de flèches lancées par un dieu (ou par Dieu) (voir Toxine venant du mot Toxa =flèche en grec, lancée par Apollon et Artémis J.D.M.) ; et pourtant, il est particulièrement fréquent que l'envoi de « flèches porteuses de maladie » ou de mort, soit attribué à des êtres divins. Dans l'ancienne littérature védique, c'est le dieu Rudra qui provoque la maladie ou la mort par le truchement de ses flèches. . « Que Rudra, le dieu à l'arc puissant et aux flèches rapides. le maître aux P.35 armes perçantes, entende le chant que je lui adresse. Que tes projectiles qui passent sur la terre venant du ciel nous épargnent... Tu as des milliers de remèdes. 0 toi, ne fais pas de mal à nos enfants, ni aux enfants de nos enfants . » Les flèches de Rudra pouvaient provoquer la fièvre, la toux et des tumeurs malignes, ou des douleurs aiguës. Alors que toutes ces maladies sont aujourd'hui considérées comme physiques, on utilisait même alors le terme de « pointe de flèche » pour désigner ce qui était la cause de troubles purement psychiques. Le mot indien « salya », signifie pointe de flèche, épine, écharde. Dans un texte, il est dit qu'un médecin qui l'extirpe du corps d'un malade, est comme un juge lors d'un procès qui extrait le dard de l'injustice. La flèche est ici comme un mauvais sentiment qui, par incertitude sur l'issue d'une action en justice, aurait conduit à la maladie.

Nous savons aujourd'hui que l'existence de formes dressées et pointues dans les dessins des patients, révèle des impulsions mauvaises, blessantes, destructrices, qui empêchent la synthèse de la personnalité. Si dans les représentations mythologiques, ces flèches viennent d'un dieu (et non pas d'êtres humains malfaisants), alors, d'un point de vue psychologique, ces impulsions destructrices sont manifestement produites par des contenus archétypiques inconscients. . les lances et les pointes de flèche indiquent symboliquement l'orientation de l'énergie psychique. (Paracelse dit un jour : « Il est possible que mon esprit par le seul fait d'une ardente volonté, sans épée et sans l'aide du corps, transperce et blesse quelqu'un. »)

Dans la mythologie antique, ce sont tout particulièrement Apollon et Artémis qui répandent la mort et la maladie avec leurs flèches. Ainsi Apollon envoie la peste aux portes de Troie parce qu'Agamemnon a insulté un de ses prêtres. Dans la mythologie romaine, ce sont Apollon et Mars qui sont les émissaires des flèches porteuses de maladie. Les flèches des dieux ne provoquent pas seulement la maladie et la mort, mais la passion amoureuse comme la flèche que tire le dieu Eros (Cupidon, Amour). Le « coup de foudre » soudain et violent est également ressenti comme une maladie aux feux de laquelle on se consume. Dans la mythologie hindoue, le dieu de l'amour Rama est armé d'un arc et de flèches, et Bouddha appelle le désir amoureux « flèche ».

« Un désir cependant encore, sérieusement désiré, Entretenu, nourri dans la volonté, S'il faut peu à peu y renoncer, Fouille sauvagement comme flèche en chair »

(Même dans l'Ancien Testament, la passion sexuelle est figurée comme une flèche qui

transperce le foie de l'être humain)

Dans l'antiquité tardive, existait déjà l'idée que certains dieux pouvaient avoir un rapport avec le comportement émotionnel des humains ; une opinion qui était pariticulièrement soutenue par la spéculation astrologique. Ainsi, Saturne est signe d'une humeur mélancolique, Mars d'agressivité et d'initiative, Vénus et Cupidon de l'amour et de la sexualité, tous états d'âmes qui affectent puissamment de façon subite et qui peuvent temporairement subjuguer le Moi conscient. Le symbole de la flèche montre bien comment quelqu'un se trouve dans une disposition d'esprit qui souvent s'est abattue sur lui aussi brusquement « qu'un éclair surgi du bleu du ciel ».

Les dieux sont des représentations imagées de certaines constantes naturelles de la psyché inconsciente et de la manière dont se comporte la personnalité émotionnelle et, imaginative. Comme on le sait, Jung a appelé ces constantes des archétypes. Il s'agit de structures innées impossibles à expliquer, qui produisent chez l'être humain, toujours et partout en temps et lieux voulus, des idées, des représentations mythologiques, des sentiments et des émotions identiques parallèlement aux instincts qui sont nos impulsions dynamiques de l'espèce. Ces figures symboliques archétypiques étaient en principe supposées exister dans un univers extérieur à l'individu, matériel et visible ou au contraire spirituel et invisible ; mais déjà, peu à peu, chez les hommes de l'antiquité tardive germa l'intuition qu'elles provenaient plutôt d'un monde spirituel intérieur qu'ils ne connaissaient pas. Ceci conduisit à une conception nouvelle et intéressante de la personnalité humaine P.37 ...

Bienvenu sur notre première application nommé Eros.
Le module Eros est une bonne solution de remplacement à nos gribouillis parfois même de couleur fluo ou rouge dans nos livres qui pourtant nous sont si chère, les rendant ainsi peux partageable.
D'expérience, reformater mes notes sous forme écrite m'est bien plus porteur que de lire et même rechercher le livre ou j'y ai souligné ce que je cherche, celui-ci bien rangé « quelque part ». D'autant qu'il existe pléthore de crayon scanner qui font cela très bien pour nous.


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