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Animus:

Quand la fille n'a pas été nourrie par la fonction d'éros, le sentiment de son père et qu'elle n'est pas satisfaite au pIan affectif, un animus démoniaque, un intellectualisme destructeur, sous une forme ou une autre, risque de prendre possession d'elle.

Très ambitieuse ou très froide son comportement sera sous !a conduite d'un animus efficace et calculateur.

Celle qui sentira ce terrible danger, préfèrera une mutilation à la perte de sa liberté intérieure.

Les difficultés de la jeune fille proviennent de son complexe paternel: son père, a un moment de sa vie, a dû trahir son propre inconscient (et vendre son anima,c.à d. l'aspect inconscient de son éros, au diable).

Victime de l'ombre de son père, elle souffre de ce que, au lieu de résoudre correctement son propre problème, il a esquivé le conflit. La fille est donc menacée par un animus redoutable : qu'elle s'essaie à quelque chose dans le domaine intellectuel ou qu'elle s'affirme en tant que personne autonome, elle risque d'être possédée par son propre animus négatif ou par un accès de volonté de puissance, et de devenir aussi froide, impitoyable et brutale que l'était son père. Tout ce qu'elle peut faire est de se tenir à l'écart de toute vie de l'esprit.

L'animus non intégré est une sorte d'homme primitif, , tout comme l'anima, qui en fait trop, puis s'effondre.

Le rythme naturel de l'être humain,comme celui de l'animal est irrégulier et l'animus tend a avoir le même comportement. Cela est considérablement aggravé là où est constellé un puissant complexe paternel.

Quand une femme ne peut évoluer comme il serait nécessaire, elle a la réaction naturelle et typique de se montrer désagréable et renfrognée et de gâcher le plaisir de l'homme en lui disant toujours : « Non » Elle lui rend l'atmosphère irrespirable, mais derrière sa passivité hargneuse se cache l'intention à demi inconsciente d'acculer l'homme à se transformer. Ex. du mythe Hopi P.149 : les femmes, qui elles-mêmes ne faisaient rien, forcèrent peu à peu par leur mauvaise humeur les hommes Hopis à accéder au monde de la conscience.

Il se passe quelque chose d'analogue lorsqu'une femme se met à devenir exigeante sur le plan affectif. Surtout si elle n'a pas reçu suffisamment d'attention dans sa jeunesse, elle est habitée par une sorte de faim psychologique, de demande, à l'égard de l'homme. Cela peut aller jusqu'à une attitude infantile, mais si cela demeure dans les limites raisonnables, cela peut devenir bénéfique à la relation, car dans le domaine de l'éros, l'homme est guetté par la paresse. Si la femme s'abstient de toute revendication, il peut très bien se laisser aller, pensant qu'il doit s'occuper de choses plus importantes. Si la femme lui rappelle de temps à autre qu'elle a besoin d'une certaine dose d'attention, de sollicitude et d'échanges, il en résulte pour l'anima de l'homme un effet positif qu'il reconnaîtra s'il y prend suffisamment garde.

Si une personne vit en-dessous de ses possibilités ou prétend en savoir moins qu'elle ne le devrait, on voit naître en elle des sentiments de culpabilité P.151 et d'autres symptômes névrotiques.

l'héroïne représente le cas de la femme obligée de vivre de façon complètement passive et purement féminine, parce qu'elle est menacée de tomber dans un état pathologique dès qu'elle en sort. Mais la solution qui consiste à échapper au diable en se maintenant à l'écart de la vie ne peut être qu'une solution temporaire. Tôt ou tard la vie réclamera ses droits, le problème réapparaîtra, et très souvent, comme c'est le cas ici, après le mariage. Ainsi bien des jeunes filles renoncent à faire des études et à se cultiver l'esprit, parce qu'elles sentent, parfois à juste titre, que de le faire serait tomber aux mains de leur animus, et les empêcherait de se marier. Mais si l'une d'elles fonde un foyer sans avoir apaisé sa soif de culture, le problème resurgira. Elle a fui la possession par l'animus en se mariant, mais le besoin secret demeure de développer l'autre aspect d'elle-même, et il est très fréquent qu'elle tombe alors sous le coup d'une sorte d'agitation insatisfaite, de révolte ou de dépression. Le diable réapparaît donc et, cette fois, vient troubler la vie conjugale et familiale.

Toutes les fois qu'une femme est contrainte à une grande passivité pour échapper au démon qui la poursuit, elle devient une sorte de martyre : le fait même qu'elle se laisse faire, qu'elle soit trop solitaire et n'exige rien, induit les autres à abuser d'elle. Le diable est alors attiré de l'extérieur. Mais la situation ainsi créée a un sens, car, à moins d'être persécutée c'est-à-dire acculée à trouver des ressources en elle-même, cette femme ne retrouvera jamais ses mains vivantes ; elle gardera des mains artificielles P.153 jusqu'à la fin de ses jours. .

Interprété sur le plan du sujet et du point de vue de la femme, le roi, n'étant plus considéré comme le mari mais comme une figure intérieure d'animus, représente une dominante collective de valeur positive. La femme adopte les idées en cours sur la religion, le devoir, la conduite personnelle et règle sa vie sur les normes admises par tous. Cela revient à remplacer une attitude psychique spontanée par une attitude artificielle ; elle accomplit ce qui est juste par devoir et parce que c'est ce qui se fait. Elle a un comportement normal, mais dépourvu de sentiment. C'est ce que signifient les mains artificielles. Le fait qu'elles soient en argent, métal lunaire, tendrait à montrer que ces idées ambiantes sont tout de même adaptées à sa nature féminine, même si elles ne sont pas encore naturelles et individualisées. Chez elle l'éros positif vivant ne peut s'incarner totalement. Nous voyons cela, par exemple, chez des femmes blessées par un complexe maternel négatif ou une image paternelle néfaste.

si une femme souffre d'un complexe paternel ou maternel négatif non assumé, celui-ci aura sur elle un aspect destructeur qui l'entraînera à dépasser les bornes. Ou encore elle compensera son absence de spontanéité par l'attitude de la

« mère parfaite » qui supporte toute l'irritation que lui causent les enfants. Mais l'opposition en elle, pour être inconsciente, n'en est pas moins forte ...

elles surcompensent ... Faute de spontanéité, elles ont recours aux recettes, aux normes collectives ou aux théories psychanalytiques.

Toutes les fois qu'une femme a en elle un animus destructeur non intégré, toutes les activités qui font appel à l'éros, dans sa relation à son mari et aux autres, seront accomplies d'une manière artificielle. Ce qu'elle ne peut donner par sentiment, elle l'accomplit à force de volonté : la spontanéité étant insuffisante pour produire l'action instinctive, les mains artificielles doivent remplacer celles qui ont été coupées. La règle collective prend la place de l'instinct. Ces personnes ont souvent conscience d'avoir en elles une zone morte, maudite. Et la recherche inquiète se poursuit, comme si le diable s'agitait à l'arrière-plan sans vouloir les laisser en paix.

Dans notre conte, le diable intervient de nouveau et crée des malentendus entre le roi et la reine. Rejetée dans la nature, elle est acculée à trouver une relation avec son animus positif au lieu de se conformer aux règles collectives. Elle doit plonger dans la profondeur d'elle-même. Au lieu de la forêt, ce pourrait très bien être le désert ou une île dans la mer ou le sommet d'une montagne. Elle se trouve isolée dans le silence d'un pays vierge, ce qui signifie qu'il lui faut se retirer au fond de sa propre solitude. C'est le moment P.155 où une femme comprendra que, bien qu'ayant un mari et des enfants, ou un métier, elle n'est pas vraiment vivante.

Le terrain vierge est cette part de la psyché qui est demeurée intouchée, sans contact avec les activités et les idées reçues ; y séjourner serait se retirer non seulement des vues et des opinions de l'animus, mais de toute impulsion à obéir aveuglément à ce que la vie sociale semble exiger.

La vie végétative est une vie spontanée qui apporte la guérison à une femme détruite par un animus ou un complexe maternel négatifs, car elle permet à sa véritable nature de monter en elle et de s'exprimer.

Si l'on applique le conte au cas de la femme et de son animus, le geste du roi de se cacher le visage signifie qu'elle doit écarter les idées religieuses et les principes moraux collectifs pour être libre de réagir selon sa propre vérité. En lui donnant des mains d'argent, le conscient collectif lui a permis d'accéder à un type de vie mi-spontané, mi-factice, et de trouver le minimum d'adaptation nécessaire. Cela revient à dire qu'ici les principes du comportement collectif ne sont pas vraiment négatifs, parce qu'ils n'entraînent pas trop loin. Ces lois, bénéfiques dans une certaine mesure, ne doivent être remises en cause qu'avec tact et discernement, car elles fournissent à cette femme une règle de conduite et une structure morale qui la protègent et l'empêchent de se sentir seu1 et désorientée. Ce voile est une belle image qui signifie que, dans ce cas, les valeurs collectives doivent être protégées du soleil de la conscience trop critique et asséchante.

C'est un trait caractéristique de l'animus, que d'avoir statistiquement raison, ce qui explique pourquoi nous succombons à son attrait ; mais, surtout s'il est négatif, le malheur veut qu'il n'ait pas raison dans la situation donnée. Si vous dites par exemple à une femme solitaire qu'elle devrait rentrer encore davantage en elle-même, s'enfoncer dans la solitude pour y puiser des forces, elle vous répondra qu'elle a besoin de relations, de distractions, et que l'introversion ne ferait qu'empirer les choses, car elle vit déjà trop isolée. Sur le plan abstrait et rationnel, c'est tout à fait exact, mais cela ne s'applique pas à la situation psychique présente. Ce qui est habituellement vrai se trouve être faux en l'occurrence, dans son cas individuel. Mais il ne faut pas dire à l'animus qu'il se trompe, car il sait que, d'une certaine façon, il a raison. Dites-lui : « Oui, c'est vrai, mais à ce moment précis la situation n'est pas telle que vous pensez. »

.. le Roi et la reine se reconnaissent, se retrouvent et l'histoire fini bien. La femme a découvert une relation juste avec son animus devenu une énergie mentale et une force spirituelle positive.

Le mouchoir dont le roi se voile le visage peut signifier aussi que, même lorsque ce qu'elle a à dire a une grande valeur, il peut arriver qu'une femme ait à garder ses opinions pour elle ou à les exprimer seulement avec tact et discrétion. Une personne qui donne sans cesse des conseils est exaspérante. Lorsque le roi laisse glisser le voile, la reine demande à Riche-en-Douleurs de le replacer. L'animus positif a le sentiment juste du moment où il est nécessaire d'avoir recours au silence et au voile.P.165

Il semble bien y avoir une différence caractéristique entre les voies des principes masculin et féminin, la seconde étant plus passive, plus contemplative. Ceci a évidemment affaire avec les divergences entre l'animus et l'anima.

La femme, elle, dès qu'elle entre en con tact avec l'inconscient, est plus directement confrontée à la philosophie de la vie et au problème du mal, parce que l'animus est concerné par les idées générales et les concepts. Dès qu'elle entreprend le voyage à l'intérieur d'elle-même, elle se trouve en face du problème spirituel.

La jeune fille de notre conte se trouve confrontée à un problème religieux profond, puisqu'elle est mise en relation d'abord avec le Diable, puis avec l'Ange. .. le Mauvais essaie de s'emparer d'elle, mais c'est sous la protection de l'ange qu'elle parvient à se libérer. Elle rencontre donc la divinité sous ses deux aspects, l'obscur et le lumineux, l'ange étant le messager de Dieu ou Dieu lui-même . P.169

L'animus négatif est aussi un esprit de récrimination ou de découragement.

Bienvenu sur notre première application nommé Eros.
Le module Eros est une bonne solution de remplacement à nos gribouillis parfois même de couleur fluo ou rouge dans nos livres qui pourtant nous sont si chère, les rendant ainsi peux partageable.
D'expérience, reformater mes notes sous forme écrite m'est bien plus porteur que de lire et même rechercher le livre ou j'y ai souligné ce que je cherche, celui-ci bien rangé « quelque part ». D'autant qu'il existe pléthore de crayon scanner qui font cela très bien pour nous.


Cette application a été développée en Oxygene pour dot net 4.0 en tant que module de NorpaNetl sous l'excellente base de données FirebirdSQL 2.5.2 par Tetrasys


Eros  est, actuellement, en lecture seul. Dans les futurs évolutions, les utilisateurs authentifié sur adhes.net pourront y partager (s'ils le désir) eux-mêmes leur notes. En attendant, il vous est toujours possible de me faire parvenir votre matériel sous format Excel ou autre, je me ferai un plaisir de les y encoder.