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LA HONTE

Honte et culpabilité sont voisines mais il faut les différencier car on ne soigne pas sa honte comme on soigne sa culpabilité.

A.#Qu'est-ce que la honte ?

Avec la honte, l'accent est mis sur le REGARD et non sur l'acte. La honte touche à l'image de soi dans le regard des autres ; la personne se regarde dans le regard d'autrui.. « La honte est au bout du regard. » « Par les yeux entre la honte. La honte, cette douleur de se voir avec des yeux méprisants qui ne sont pas les siens et qui pourtant nous regarde aussi au-dedans de nous-mêmes. »

La honte est d'abord un sentiment social, elle apparaît en réaction au regard d'autrui. La honte donne envie de se cacher, de disparaître pour échapper au regard.

Elle est du REGISTRE DE L'ETRE. Il ne s'agit pas d'une transgression, d'obéissance ou de désobéissance ; il s'agit d'infériorité, de dévalorisation, de déchéance, d'invalidation. La honte concerne la globalité du sujet ; comme on a une maladie.

Elle apparaît lorsqu'il a été porté atteinte à l'image de soi.

B.#Son mécanisme

La honte est un sentiment d'humiliation devant autrui face au dévoilement de quelque chose de pénible. Elle s'installe lorsque la parole ou le regard des autres touche le sujet dans l'estime de soi et qu'il ne sait pas s'y opposer. Faute d'y faire face, il perd la face. La perte de l'estime de soi, de l'amour de soi, entraîne instantanément une forme de désintégration psychique.

La honte s'installe selon un cercle vicieux, ressenti comme un témoignage de l'inadéquation entre le monde et le soi. Elle empêche l'ajustement qui permettrait de lui échapper : plus on est dans la honte, plus on est déstabilisé et moins on a confiance en soi. La honte est un sentiment qui condamne au silence.

La honte déstructure.

Les sources de la honte sont toutes les violences humiliantes faites à l'individu ; violences sociales, physiques, psychologiques. L'imagination des hommes sur ce terrain semble sans limites.

Dénoncer les ravages d'une pédagogie qui consiste faire honte pour stimuler et motiver.

Exemples de honte

-Honte de son origine sociale. Il est important d'oser la confronter car il est nécessaire de se relier à son passé, de renouer avec ses origines pour ne pas rompre avec son futur et pour assumer la transmission de la vie. P.19

-Honte de la pauvreté

-Honte d'être brillant, riche, de la non appartenance qui peut amener la personne à s'amputer.

-Honte des ses parents, de leurs défaillances

Les occasions d'avoir honte sont infinies : chaque fois que le sujet est confronté à un regard sur lui qui remet en cause l'idée qu'il se fait de lui-même. Ce regard qui me regarde, c'est aussi le mien (surmoi) ; les blessures d'amour propre relèvent de la honte.

Telle est la profonde blessure narcissique, l'atteinte de l'image de soi, de se découvrir capable de « mauvaises pensées », de désirs de vengeance, de rumination de représailles et capable de le faire. J'ai honte d'être capable d'être coupable.

Coté positif de la honte : elle indique des limites. C'est un aiguillon pour maintenir une certaine estime de soi. Elle révèle une quête de dignité : si le sujet a honte, c'est qu'il peut s'imaginer autrement. Le basculement s'effectue au moment où l'individu accepte sa déchéance, s'y résigne, s'y adapte.

C.#Qu'en faire ?

Dans la culpabilité, le sujet soumis aux rigueurs du surmoi se trouve encore assuré de l'attention de cette partie de lui-même à lui-même. Quand il s'agit d'un délit, il peut expier sa faute et retrouver ainsi sa place au sein de la communauté.

Dans la honte au contraire le sujet perd tout soutien. Il est coupé de lui-même (ds la culp aussi) et du groupe social.

PARCE QUE LA HONTE NAIT DANS UNE RELATION, ELLE NE PEUT DISPARAITRE QUE DANS UNE RELATION.

Trois mouvements dans ce soin de la honte : la dire, faire appel à témoin, s'en dégager.

-Dire la honte

« La honte se développe dans le silence et le secret. . »

Il faut tout d'abord oser se la dire à soi-même : transformer l'expérience douloureuse de la honte en un dire qui la rende communicable et lui donne sens.

Accepter l'existence de ce sentiment et des images qui l'accompagnent est le premier point d'appui pour sortir de la confusion. C'est une première mise à distance. Cette reconnaissance permet un réamorçage d'un lien dans une situation d'isolement.

Puis viendra le temps de dire sa honte à l'autre, d'être écouté, entendu. Ce dire se fait dans l'échange de regards.

Le sujet a tété endommagé par le regard de l'autre, c'est par le regard qu'il sera restauré. Donner à la honte qui s'exprime valeur d'aspiration à la reconstruction d'une identité originelle qui trouve sa place dans la communauté.

-Faire appel à témoin

« Le sentiment de honte, à la différence de la culpabilité, ne s'enracine pas dans un désir refoulé P.20 ou dans une angoisse archaïque. L'invalidation radicale qu'elle exprime est toujours fondée sur une situation sociale, c'est-à-dire que pour se dégager de la honte, le sujet à besoin d'un tiers qui lui permette de sortir de la confusion. Est-ce lui qui est mauvais ou la violence qui lui est faite ? Le repérage de la réalité est essentiel pour qu'il puisse différencier la cause de l'effet, ce qui vient de lui et ce qui vient des autres, l'interne et l'externe. »

L'individu humilié a besoin de retrouver un collectif capable de lui donner une réassurance dont il a été dépossédé. Ce passage au collectif est une nécessité pour restaurer l'image de soi.

C'est parce que l'altération est venue du dehors que la restauration ne peut s'effectuer que dans une relation qui valorise.

( je suis pas tout à fait d'accord car on peut aussi le trouver en soi via l'inconscient collectif et les archétypes...)

-S'en dégager

Le dégagement de la honte passe par la contestation du regard des dominants. C'est dans cette capacité à refuser une identité prescrite que s'amorce la possibilité d'en construire une nouvelle. Pour ne plus avoir honte de soi-même, il convient de réhabiliter la partie de soi qui a été invalidée. Lutter pour revaloriser son identité.

Une extraordinaire poussée de force créatrice marquera le terme de ce cheminement : les énergies immobilisées, occupées à contenir le travaille de sape de la honte se trouvent tout à coup libérées, disponibles pour la créativité. P.21

Bienvenu sur notre première application nommé Eros.
Le module Eros est une bonne solution de remplacement à nos gribouillis parfois même de couleur fluo ou rouge dans nos livres qui pourtant nous sont si chère, les rendant ainsi peux partageable.
D'expérience, reformater mes notes sous forme écrite m'est bien plus porteur que de lire et même rechercher le livre ou j'y ai souligné ce que je cherche, celui-ci bien rangé « quelque part ». D'autant qu'il existe pléthore de crayon scanner qui font cela très bien pour nous.


Cette application a été développée en Oxygene pour dot net 4.0 en tant que module de NorpaNetl sous l'excellente base de données FirebirdSQL 2.5.2 par Tetrasys


Eros  est, actuellement, en lecture seul. Dans les futurs évolutions, les utilisateurs authentifié sur adhes.net pourront y partager (s'ils le désir) eux-mêmes leur notes. En attendant, il vous est toujours possible de me faire parvenir votre matériel sous format Excel ou autre, je me ferai un plaisir de les y encoder.